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Un lancement de campagne réussi !

C’est parti ! François Hollande a marqué son tempo dans la campagne. Il s’est montré hier très mobilisateur avec des idées très tranchées. Son engagement auprès des français est clair, son ton ferme, son discours bien cadré. La réforme proposée est cohérente et multidimensionnelle : c’est une réforme financière, mais aussi politique et sociale que François Hollande a annoncé. Il a remis en cause le statut de la finance avec des mesures bien concrètes : la séparation des activités de crédit et de spéculation au sein des banques, création d’une taxe sur les transactions financières, qui ne soit pas un simple retour à l’impôt de bourse, création d’une «agence publique de notation au niveau européen». L’ensemble de ces mesures sera susceptible de réformer un système financier noyé dans ses incohérences. La séparation des activités de crédit permettra de lutter contre l’alea moral imposé par les banques, et l’incohérence temporelle des politiques bancaires en laissant les activités spéculatrices assumer pleinement leurs responsabilités sans faire encourir de risques aux épargnants. La création d’une taxe sur les transactions financières permettra de faire contribuer le secteur financier à l’effort fiscal imposé par une crise dont il est à l’origine, tout en rendant la spéculation à court terme moins attractive. Une agence de notation européenne permettra de limiter les asymétries d’expertises liées à l’importance des agences de notation américaines trop partiales ces derniers mois. Enfin l’annonce d’une renégociation d’un nouveau traité franco-allemand avec Angela Merkel marque le réalisme et l’engagement de notre candidat pour un changement qui s’inscrit dans une continuité historique. Mais François Hollande a aussi clairement montré l’importance d’une refonte de nos institutions. Le non cumul des mandats pour les parlementaires devra permettre une attention accrue à l’activité parlementaire, en même temps qu’il permettra le renouvellement de la classe politique. La réduction de 30% des indemnités présidentielles et ministérielles s’inscrivent dans une recherche d’exemplarité des plus hautes instances de l’Etat en temps de crise pour revenir aux niveaux d’indemnités qui prévalait avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy et des augmentations que les ministres s’étaient octroyées sous le deuxième quinquennat de Chirac. Enfin la réforme proposée par François Hollande n’est pas seulement financière et politique, elle est aussi sociale avec un programme de logement particulièrement ambitieux : mise à disposition des terrains disponibles de l'Etat pour que les collectivités locales puissent «construire de nouveaux logements dans un délai de cinq ans», l'encadrement des loyers, la multiplication par cinq des sanctions des communes ne respectant pas la loi SRU, le doublement du plafond du livret A, ce qui permettra de financer des missions d’intérêt général, 1 million de logements neufs et anciens remis à niveau sur le plan énergétique, mise en place d’un tarif progressif de l’eau, du gaz, et de l’électricité. Ce programme permettra de relancer l’emploi dans le BTP en crise. C’est aussi un réel engagement pour les actifs avec la création de 150000 emplois d’avenir sur la mandature et pour les jeunes avec un programme éducatif ambitieux : - diviser par deux le nombre de jeunes sortant du système éducatif en échec scolaire durant le prochain quinquennat, création d’une allocation d’autonomie sous conditions de ressources, renouvellement des personnels de l’éducation nationale devant partir à la retraite. Il s’est enfin prononcé en faveur de l’égalité d’accès aux soins, pour «que personne ne soit à plus d'une demi heure de transports d'une centre de traitements d'urgences». Et il a prôné des sanctions pour les entreprises ne respectant pas l'égalité des salaires entre hommes et femmes. C’est donc un candidat soucieux du bien être de ses compatriotes, de l’égalité, de la solidarité, de la justice, et de l’avenir du pays qui s’est présenté au Bourget devant les militants. Pour la première fois depuis le débat des primaires, les socialistes affichent au travers de leur candidat leur volonté de transformer une société gangrénée par les effets de la crise. C’est un souffle nouveau qui nous porte à présent.

L’union: Nouvelle année nouveau clocher

Publié le lundi 09 janvier 2012 à 09H00 - Vu 12 fois

 

 

L'impressionnant échafaudage

L'impressionnant échafaudage

 

VERVINS (Ardennes). Avril 2010, un important incendie se déclare dans le clocher de l'église Notre-Dame de Vervins. Début 2012, les travaux sont terminés, et l'échafaudage, installé depuis bientôt un an, commence à être démonté.
Député-maire de Vervins, Jean-Pierre Balligand est formel : « Au final, l'incendie d'avril 2010 a anticipé la réalisation nécessaire de ces travaux. La commune aurait été face au choix suivant dans les prochaines années : soit réaliser les travaux actuels de grosses réparations, soit laisser se dégrader l'église Notre-Dame en attendant le prononcé de la fermeture au public pour raison de sécurité ».
Aussitôt l'incendie, la commune avait, en fait, un autre choix : soit ne pas engager de travaux « et laisser faire les assureurs des diverses entreprises, avec le risque de ne pas trouver d'accord et laisser une bâche en haut du sommet de la flèche de l'église pendant plusieurs mois, voire plusieurs années » ; soit profiter de l'installation d'un échafaudage pour faire une réhabilitation complète de la flèche du clocher.
Le conseil municipal a opté pour ce second choix. « Nous avons d'ailleurs été soutenus dans ce sens par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), responsable des édifices classés monuments historiques. »
Des travaux qui n'ont pas consisté en un simple remaniement de la toiture, car il a fallu aussi retirer toutes les ardoises, puis l'intégralité des charpentes pour les remplacer par des éléments nouveaux.
D'autre part, ont été également remplacées les ardoises et charpentes des abats son. Sans oublier toutes les maçonneries des pierres et briques du sommet et des contreforts.
Les travaux viennent donc de prendre fin. Et puis, symbole des symboles, un nouveau coq est arrivé ! Au niveau financier, le coût de l'opération est de 946 388,65 € HT et le résiduel communal de 411 957,65 €, soit environ 43 % du coût total HT. Il y a donc eu pas mal de subventions, heureusement, y compris pour les travaux supplémentaires. Mais surtout, les Vervinois vont retrouver en 2012 un beau clocher.
M.M.

L’Aisne Nouvelle titre: Un hôtel d’entreprises complétera la pépinière

Publié le lundi 09 janvier 2012 à 14H00 - Vu 12 fois

 

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Thiérache du centre, pays, CCI et METS partenaires de la convention.

Thiérache du centre, pays, CCI et METS partenaires de la convention.

GUISE - La zone d’activités Créapôle de Vervins abritera en 2013, un hôtel d’entreprises pour compléter le dispositif d’aides aux créateurs installés dans la pépinière.

Cinq ans après, la mise en service de la pépinière, l'intercommunalité dresse un bilan assez positif tout en réaffirmant la position première de cet outil d'aides aux créateurs, une manière aussi de faire taire les détracteurs y voyant une sorte d'usine à gaz.
Henri Brossier, le président de la Thiérache du centre a réaffirmé jeudi soir lors du renouvellement de signature de convention avec la Chambre de commerce, la vocation première du lieu, « l'objectif de la pépinière est d'accueillir des entreprises. Elle accueille aussi des services mais ce n'est pas son objectif premier. Il faut aller plus loin et continuer à accueillir de jeunes entreprises et de les accompagner ».

Un rôle de facilitateur

En sa qualité de président de pays, partenaire de convention, Jean-Pierre Balligand a réaffirmé combien la collectivité avait un rôle de « facilitateur en matière économique, ce n'est pas de l'argent public perdue que de donner de bonnes conditions aux entreprises pour se développer ».
Pour aller plus loin dans la démarche, suite logique à cette pépinière, le député a annoncé l'ouverture pour 2013 de deux cellules d'hôtel d'entreprises. « pour que la pépinière perdure, il faut que les entreprises n'y restent pas à long terme. Il faut derrière la pépinière, un hôtel d'entreprises. Ce projet débutera à la rentrée de septembre pour une livraison en 2013. Ce projet de 850 M2 a été acté par la communauté de communes ».

23 mois de location

La pépinière qui abrite déjà un atelier en plus des bureaux et de salles communes proposera donc cette fois toujours à la location, des lieux d'accueil mais sans délais derrière, contrairement à la pépinière qui elle ne doit en théorie n'accueillir les créateurs que durant un délai de 23 mois.
L'hôtel devrait ainsi apporter une bouffée d'oxygène en matière d'offre locative industrielle. Il a donc été clairement précisé que les associations ou organismes de service du genre devraient laisser leurs cellules aux créateurs demandeurs. Par exemple, le Pays ou l'association Cap emploi seraient alors priés de faire leurs cartons…

Créapôle, cinq ans après

La communauté de communes de la Thiérache du Centre a inauguré le 15 décembre 2006 la pépinière d'entreprises de Vervins, Le Créapôle.
Avec cette pépinière d'entreprises, le Pays de Thiérache bénéficie d'une structure d'accompagnement des créateurs d'entreprises.
A l'origine de ce projet l'intercommunalité a élaboré une stratégie de développement local dès 1999 en lien avec les communautés de communes voisines dans le cadre de la coopération inter territoire.
Cette stratégie globale de développement économique s'articule autour de deux axes d'intervention, d'une part la constitution d'une offre immobilière diversifiée, cohérente et organisée à l'échelle de la Thiérache afin de pallier la carence constatée de bâtiments à vocation industrielle et tertiaire, d'autre part un service d'accueil et d'accompagnement des entreprises.
Cinq ans après, la pépinière abrite 9 entreprises réparties sur les 2400 M2 proposées via 20 cellules situées sur un rez-de-chaussée et au 1er étage.
De l'entreprise de gardiennage, au développeur web ou plus récemment à la ligne de vêtements de Dorothée Ossart (voir ci-contre), la pépinière permet aux jeunes pousses économiques de grandir et de livrer leurs premiers fruits. Mais attention au ver qui viendrait abîmer la récolte…

 

UN EXEMPLE HAUT EN COULEURS
L'entreprise de la jeune Dorothée Ossart est l'exemple d'illustration le plus adapté à la pépinière.
La styliste aux origines vervinoises a lancé sa marque Les drôles idées de Dorothée en 2004. Très vite, elle crée son blog. Ses vingt premiers modèles uniques vendus à Paris s'arrachent comme des petits pains. Depuis que de chemin parcouru, la styliste multiplie les salons et a même désormais ses entrées aux Galleries Lafayette.
Aujourd'hui, elle souhaite passer à une étape supérieure pour poursuivre le développement de sa petite entreprise et va donc créer sa propre marque qui portera son nom. Pour son développement, les partenaires de la pépinière la suivent et l'accueillent en lui proposant des locaux adaptés.
Installé à son domicile, son travail était devenu compliqué.
En phase avec son activité et sa clientèle, la jeune chef d'entreprises vend principalement sur le net (www.idees-dorothee.com) une ligne de vêtements unique et faite main. Mélanges de matières, associations insolites, touches d'humour, linge de maison, services, vêtements, meubles, customisation, accessoires, objets de décorations…

 

 

ET L'HÔTEL D'ENTREPRISE A GUISE ?
Le premier hôtel d’entreprises du territoire a été celui de Guise. Installé sur la zone de la Briqueterie, cet endroit dédié à l’économie est géré par la communauté de communes de la région de Guise.
Achevé en 2005, le bâtiment s’élève sur une surface de 1610 m² (1450 m² d’atelier et 160 m² environ de bureaux et locaux sociaux).
L’hôtel a longtemps été vide les premières années mais ensuite une entreprise de logistique (Haingue) y a développé son activité ainsi qu’une autre entreprise de commercialisation de persil et fines herbes (Soproleg). Aujourd’hui, c’est un fabriquant menuiserie PVC qui doit y développer son activité.

Jérôme HEMARD

Belle et heureuse année!

Mes Chères Amies,

Mes Chers Amis,

Je tiens ici à vous adresser à toutes et à tous mes meilleurs voeux, les plus chaleureux, pour cette nouvelle année. Cette année nous l'espérons sera celle des changements mais aussi du renouement avec les valeurs fondamentales de notre république.

 

En effet, et contrairement aux idées reçues à droite comme à gauche, les données établies par M. Piketty montrent que les inégalités n'ont cessé de se réduire jusqu'aux années 80. Ainsi, en France en 1913, les plus riches détenaient 53% du capital total et plus que 20% en 1984. De même, en Suède, le premier centile a vu sa part du capital passer de 46% à 23% entre 1900 et 1980. Aux états-unis en 1929, le premier décile s'accaparait 50% du capital contre 35% en 1980. Trois causes à cette évolution se sont conjuguées: la progression plus rapide des bas revenus, le ralentissement de la croissance des hauts revenus, et surtout, l'effet correcteur de l'imposition progressive des revenus qui a connu une croissance spectaculaire sur la période.

Cependant, l'ultra-libéralisme de Margaret Thatcher et Ronald Reagan s'est traduit par un retournement de cette tendance, et une envolée des inégalités sans précédent jusqu'à nos jours.

La crise que nous traversons en est le fruit et elle porte en elle le souffle de la révolution contre l'injustice sociale. Cette crise est celle des égos, de l'individualisme tout puissant qui brise le moteur principal de la croissance: la demande, nous divise, et annihile le sens même de la société. Rappelons avec Pierre Rosenvallon, que 1789 était avant tout une soif immense d'égalité. C'est de son sceau que devra être marqué le prochain quinquennat.

Oui, je vous souhaite à tous l'avènement de la justice sociale pour que vivre ensemble retrouve tous son sens, et que nous puissions, main dans la main, reprendre le chemin de l'égalité, qui est aussi celui de la justice, de la croissance et de la prospérité. Bonne et heureuse année, à toutes et à tous. Bien à vous,

Jean-Pierre

 

 

 

L’Union titre: Législatives 2012 / Balligand ne sera pas candidat


Publié le vendredi 16 décembre 2011 à 11H00 - Vu 91 fois
« Pour être franc, ma décision était prise depuis un certain temps déjà. »

« Pour être franc, ma décision était prise depuis un certain temps déjà. »

Aisne. Jean-Pierre Balligand a annoncé hier soir qu'il ne serait pas candidat aux législatives de 2012. Un retrait qui laisse la porte ouverte à plusieurs hypothèses.

«J'AI décidé de ne pas être candidat aux prochaines législatives. »
Jean-Pierre Balligand a annoncé, hier soir, à Laon, en marge d'une cérémonie économique organisée par la Société d'équipement du département de l'Aisne (SEDA) qu'il préside, son intention de tourner la page et de « passer le relais » à l'issue de son septième mandat. Une démarche qui se réfère au discours d'Arnaud Montebourg. « Je ne suis pas un de ses partisans mais je ne suis pas en désaccord avec lui sur la limitation des mandats », et surtout à la mémoire de Maurice Brugnon, son prédécesseur à la députation et son mentor en politique, qui l'avait intronisé comme successeur « alors que lui-même n'avait jamais connu la majorité. »
Le bon moment
Elu depuis 1981, Jean-Pierre Balligand choisit donc, à 61 ans, car « plus que l'âge, c'est le nombre de mandats qui compte », de réorienter sa vie. Dans une lettre qui arrivera ses prochains jours dans les boites aux lettres de Thiérache, il explique pourquoi il estime que c'est le bon moment de passer le témoin. En substance, il considère que la gauche a toutes les chances de gagner la prochaine présidentielle, mais que la situation économique et financière imposera des exigences de gestion très strictes et que par conséquent, il sera plus facile de proposer un nouveau candidat de gauche en 2012 qu'en 2017. Autre indice de l'ancrage actuel de la Thiérache, huit des neuf conseillers généraux de la troisième circonscription sont de gauche. La plupart aurait fait le siège de Jean-Pierre Balligand pour exercer cette fameuse « pression de mes amis » qui fonctionne si souvent mais, une fois n'est pas coutume, pas toujours : « Pour être franc, ma décision était prise depuis un certain temps déjà. » Jean-Pierre Balligand a visiblement un projet en tête, un rêve à accomplir, « c'est mon problème et je n'en parlerai pas avant que cela soit fait. » De quoi quitter le palais Bourbon mais pas la vie politique : « Je reste maire et conseiller général de Vervins, je suis président délégué de l'association des petites villes de France, je continuerai à monter des dossiers d'installations d'entreprises dans le département, je co-préside l'institut de la décentralisation et je compte me consacrer aux collectivités locales dont c'est la panade programmée. J'ai de quoi m'amuser. »
« Une éthique sans faille »
Ce n'est pas parce qu'on annonce que l'on va quitter l'Assemblée Nationale qu'on ne fait plus de politique. C'est peut-être même, l'expérience aidant, le meilleur moment pour en faire. Donc, qu'on se le dise, Jean-Pierre Balligand tire sa révérence sans s'être préoccupé de la suite. « Je ne suis pas un seigneur qui désigne son successeur. Le parti socialiste fera ce qu'il voudra, on est en république. » Dans la foulée, tous les conseillers généraux de la circonscription sont « des hommes remarquables » à commencer par son assistant parlementaire Jean-Luc Bricout, le maire de Bohain, « qui rayonne, qui a réussi à redresser sa commune et qui est aussi conseiller régional » et, cerise sur le gâteau qui fera bien rire tout le microcosme politique axonais, seuls les journalistes auraient entendu ses propos peu amènes sur l'hypothèse d'un Jean-Jacques Thomas, maire d'Hirson et premier fédéral PS, candidat à la députation. Seule indication du député sortant sur le profil de son successeur, cette remarque figurant aussi dans le courrier à ses électeurs : « Il faut être vigilant et scrupuleux s'agissant des finances. Je me suis imposé et j'ai imposé à mes collaborateurs une rigueur et une éthique sans faille. »
Succession : quelles solutions ?
Alors, maintenant que « l'envie de faire autre chose » a mis fin à un parcours parlementaire sans fausse note le menant à la vice-présidence de l'Assemblée Nationale, quelles solutions s'offrent au PS pour trouver un successeur à Jean-Pierre Balligand ? « Si les statuts du parti étaient appliqués, la circonscription serait forcément féminisée », rappelle le député sortant. Cette solution offre l'avantage pour le PS de pouvoir déféminiser la quatrième afin de permettre la candidature de Patrick Day, le maire de Soissons.
En revanche, elle contrarie les plans de Jean-Jacques Thomas, par ailleurs membre du bureau national, qui aurait négocié que la circonscription, malgré la règle de féminisation, lui soit réservée si Jean-Pierre Balligand renonçait. Reste qu'une circonscription comme celle que laisse Jean-Pierre Balligand doit faire loucher plus d'un apparatchik à la recherche d'un parachutage sans danger. Un Christophe Borgel, secrétaire national PS aux élections qui n'est plus en odeur de sainteté dans la première circonscription de la Somme (où l'on parle de Jack Lang mais qui verrait Jack Lang en Thiérache ?), pourrait, par exemple, être tenté de faire quelques kilomètres de plus. C'est le genre de parachuté qui a les moyens d'offrir des compensations dignes de ce nom à un Jean-Jacques Thomas qui n'a peut-être pas envie de passer à côté de la chance de sa vie.

Chers Amis, Chers Camarades,

Après avoir longuement réfléchi, malgré votre amicale pression, j’ai pris la décision de ne pas solliciter un nouveau mandat en juin 2012. Député, pendant ces trente dernières années, je me suis efforcé d’être digne de la confiance que vous m’avez témoignée scrutin après scrutin. J’ai saisi toutes les opportunités pour sauvegarder et développer nos emplois et j’ai mobilisé mes réseaux afin que notre circonscription bénéficie des financements officiels conséquents pour mener à bien nos projets locaux. Toujours vigilant et scrupuleux, s’agissant des finances publiques, de l’Etat, des collectivités ou d’organismes nationaux, comme la Caisse des Dépôts et Consignations (que j’ai présidée pendant cinq ans), mais aussi d’organismes locaux, je me suis imposé et j’ai imposé à mes collaborateurs une rigueur et une éthique, sans faille. Tout autre comportement est faire injure à nos concitoyens ! Pourquoi cette décision difficile, alors que je suis plus que jamais attaché à l’action publique et fermement convaincu de la nécessité du débat politique ? Je me dois – je vous dois – d’assurer à la fois le renouvellement et la continuité dans notre circonscription, comme l’avait fait avec sagesse et générosité Maurice Brugnon. Notre troisième circonscription de l’Aisne est désormais solidement ancrée à gauche … au fil des années, nous avons gagné sur la Droite. Nous avons conquis neuf des onze cantons alors qu’en 1981, nous n’en détenions que deux (Maurice Brugnon et moi-même). Nos conseillers généraux sont des élus actifs, comme l’est aussi notre conseiller régional, Maire de BOHAIN, qui depuis plusieurs années est un de mes assistants parlementaires. De plus, nos élus municipaux & intercommunaux, femmes et hommes de gauche y sont unanimement reconnus pour leur engagement au service de la population. Cette méthode, cette manière d’aborder les questions, cette façon de travailler, nous les avons forgées ensemble, avec bon nombre d’entre vous, en confiance et dans le respect mutuel ! Aujourd’hui, les conditions sont réunies pour que nous ayons ensemble l’audace de choisir le renouveau, la rigueur et la sincérité. C’est pourquoi, à gauche, nous devons faire l’effort de promouvoir la jeunesse, qu’elle soit issue de la société civile ou du monde des élus territoriaux. Je sais pouvoir compter sur votre sens des responsabilités. Maire de Vervins et Conseiller Général, je ne déserte pas, je n’ai pas l’intention de tourner la page ni aujourd’hui, ni demain … Demain comme hier, je mettrai toute mon énergie pour monter des dossiers économiques d’envergure comme Wicona sur le plateau de Soissons ou Le Creuset à Fresnoy le Grand. Commissaire aux finances depuis 30 ans à l’Assemblée Nationale, je bénéficie de la reconnaissance du monde économique et bancaire. A l’heure où l’Etat se désengage de plus en plus, mon implication et mon expertise me permettront d’être force de propositions, s’agissant notamment de la capacité d’investissement des collectivités et des moyens d’assurer les services publics, préoccupation majeure dans nos communes. Vous l’aurez compris, mes amis, mes camarades, bien que cette décision me coûte, j’ai le souci et la volonté d’assurer le renouveau dans notre circonscription et j’entends aussi poursuivre mon engagement au service de tous ! Fidèlement. Vervins le 13 décembre 2011 Jean-Pierre BALLIGAND

Suite au congres de l’ARF sur l’Acte III de la décentralisation: Mon interview pour le blog du groupe socialiste de la région Rhone Alpes

Que pensez-vous des récentes réformes du gouvernement Fillon?

Il y a 2 réformes, la réforme territoriale en raison de la détermination du périmètre d'élection qui tue la perspective de la région. Le conseiller territorial crée la confusion entre des collectivités ayant des fonctions distinctes. Alors que c'est le périmètre électoral qui détermine l'acuité des élus, et que les régions ont besoin de plus de hauteur de vue, on crée l'opacité en confondant pour le citoyen et pour l'élu., les périmètres elctoraux.

La deuxième réforme, c'est la réforme fiscale. Certes, le bloc communal, est peu affecté par la réforme. Mais le département n'a plus le même dynamisme fiscal pour répondre aux vieillissement de la population et la marginalisation croissante de pans entiers de la société. Et surtout, la région n'a plus aucune autonomie fiscale. C'est la seule collectivité sacrifiée sur l'autel de la recentralisation de M.Sarkozy, sa revanche apres sa défaite aux régionales.

 

A quoi servent les régions?

Les régions doivent assurer l'interface entre l'université et le monde de la production. D'elles relèvent, les politiques de développement économique, d'emploi, de recherche et développement et de formation universitaire, et du capital risque. Elles servent et devraient servir à permettre aux territoires régionaux d'accompagner la recherche appliquée, d'avoir des structures de formation de niveau universitaire jusqu' à la formation professionnelle, c'est possible au regard des textes.

Il faut leur donner les moyens capitalistiques et juridiques du développement économique, trouver les formules de landers banken à la francaise.

La question de la région est posée avec acuité depuis les réformes territoriales et Fillon. Les régions se confrontent sans cesse au refus de l'état de s'effacer au travers d'une espèce de création permanente de normes étatiques.. Un jour il faut régler le problème de ce qui reste de la compétence exclusive de l'état.

Comment réussir à clarifier le rôle des uns et des autres?

Il faut prendre le parti pris d'innover sur le plan institutionnel, il faut créer un pouvoir législatif d'adaptation ou déléguer un pouvoir réglementaire au niveau régional. C'est la région qui pilote la répartition entre les uns et les autres, c'est elle qui crée la norme, et elle assure la cohérence de tout ce qui est infra-régional, au lieu d'avoir des collectivités dans un combat incessant. Cela permet de décliner les compétences assumées. Pour le citoyen la lisibilité est claire, c'est la région qui fait dans ce domaine, l'agglomération dans tel autre. Ce qui n'empêche pas telle collectivité de déléguer momentanément, de partager une compétence, mais elle est responsable au regard du citoyen dans la mesure ou elle est délégante.

 

 

 

Le Conseil des prélèvements obligatoires

J'étais invité hier au Conseil des Prélèvements Obligatoires à une table ronde animée par M. Bouvier, Président de Fondafip et Professeur à l'Université Paris 1, sur les nouvelles compétences, les nouveaux acteurs, et les nouveaux publics du CPO. Apres avoir salué l'importance du travail du CPO pour le débat parlementaire, j'ai proposé l'actualisation des rapports et en particulier celui sur la fiscalité locale,  transformée par la réforme de la taxe professionnelle et en outre, une réelle investigation sur l'harmonisation européenne. A cette occasion M. Migaud, Premier Président de la Cour des Comptes et à ce titre Président du CPO a présenté le rapport dressant le bilan de l'institution et souhaité au passage que mes propositions soient reprises.

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